Duende by Quiti

Quelques explications...

 "Mes Duende cherchent avant tout à faire cohabiter l’adulte et l’enfant en nous :
Ne les prenez donc ni au premier degré, ni trop au sérieux !”

L’univers de Silvia B. Quiti est contradictoire, si elle représente des étrons stylisés, elle les recouvre de feuille d’or créant ainsi un décalage fort entre la valeur de ce qui est représenté et le métal précieux utilisé.

Elle appelle ses concepts Duende, mot d’origine espagnol, tout comme l’artiste.
Pétries de références, ses oeuvres multiplient les niveaux de lecture, allant du jeu de mot le plus littéral à une reflexion plus complexe, interrogeant notions sociétales comme souvenirs personnels avec une apparente légèreté.

 

 

Espiègle plus que provocateur, le travail de Silvia B. Quiti se pare d’un humour enfantin pour mieux nous parler d’humanité.

 

Positif, le travail de Silvia B. Quiti défend et met en lumière.

Interrogeant parfois les limites d’une attitude, l’artiste choisit toujours la voie de la mise en exergue plutôt que celle de la dénonciation, créant ainsi un rapprochement impossible entre la forme des Duende et le sens symbolique qu’on leur imagine de prime abord.




 

Démarche artistique

“Duende est un mot espagnol signifiant plusieurs choses :
Un lutin domestique facétieux et noble, un tissu broché d’or ou d’argent et, enfin, l’expérience extatique initialement liée au Flamenco* puis, par extension, à tous les arts.
C’est aussi le nom que j’ai choisi de donner à mes concepts.

Dorés à l’or, ils proposent des images jouant du paradoxe entre le matériau utilisé et l’objet représenté.Détachés de l’ordre établi, ils embrassent l’ambigu et illustrent l’insondable valeur des choses.


 Se jouant de la superficialité du premier jugement, c’est avec une dérision bienveillante que mes Duende proposent des images contradictoires, reflets d’une société dichotomique.
Jonglant entre différents niveaux de lecture, tantôt personnages, tantôt questionnements, les Duende sont le produit de ma double culture, de mon refus du péremptoire et d’un prétendu exhaustif.S’ils sont engagés, c’est qu’ils naissent d’une volonté d’assumer un art personnel et syncrétique où mots et images se complètent.

Plus influencés par l’humour du mouvement Fluxus et par l’incongru des Nouveaux Réalistes que par la mise en abîme de la culture de masse inhérente au Pop Art ; les Duendes assument contraste et paradoxe, cherchant une vérité équilibrée par l’existence de réalités opposées."

 

* “ Ce pouvoir mystérieux que tout le monde ressent et qu’aucun philosophe n’explique” Jeu et Théorie du Duende, Federico García Lorca, Conférence éponyme, 1933, Buenos Aires (Argentine).